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Press release
2 June 2026

Canadian financial institutions three times more likely than global peers to invest in climate solutions

Wind turbines in Canadian landscape

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Les institutions financières canadiennes sont trois fois plus propices que leurs homologues internationaux à investir dans des solutions climatiques

Une nouvelle analyse de la World Benchmarking Alliance (WBA) révèle que les grandes institutions financières du Canada sont trois fois plus à même d’investir dans des solutions climatiques, soit devant leurs homologues internationaux, dans la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Et pourtant, ces mêmes institutions n’arrivent pas à limiter le financement des combustibles fossiles. Le tout témoigne d’un certain décalage :les institutions financières soutiennent la croissance des solutions climatiques, mais sans systématiquement offrir le capital nécessaire pour s’éloigner des combustibles fossiles. L’alignement du financement avec le seuil de 1,5 C exige à la fois une mise à l’échelle des investissements dans les solutions et des mesures décisives afin d’éliminer graduellement les combustibles fossiles.

Publiée au début du Sommet de la finance durable de Montréal, l’évaluation de la WBA couvre 22 institutions financières canadiennes, dont la Banque Royale du Canada, La Caisse et le Groupe Desjardins. Elle portait sur leur planification de la transition, leurs déclarations en matière de faibles émissions de carbone et leurs engagements par rapport aux combustibles fossiles. Ensemble, ces 22 entreprises détiennent environ 61 % du total des actifs du système financier au Canada. Cette recherche fait partie de l’évaluation de la WBA des 2 000 entreprises les plus influentes du monde, visant à démontrer de quelle façon le secteur privé façonne les résultats pour les êtres humains et la planète.

Les résultats démontrent ce qui suit:

  • Certaines institutions canadiennes devancent leurs homologues internationaux, surtout grâce aux banques et fonds de pension.

    En matière de divulgation, le Canada mène le peloton : plus de 50 % des institutions financières canadiennes évaluées (soit 12 sur 22 entreprises) diffusent publiquement leur part de financement pour les activités à faibles émissions de carbone, doublant la moyenne mondiale (26 %, soit 103 sur 400 entreprises).

    Elles sont également trois fois plus propices, par rapport à leurs homologues internationaux, à investir dans des solutions climatiques: 41 % par rapport à 14 % à l’échelle mondiale. Cette avance se concentre toutefois dans les banques et les fonds de pension.
    Cinq des six banques canadiennes (83 %) satisfont les critères en investissements dans les solutions climatiques, bien au-delà de la moyenne mondiale qui est de 21 %. Le Canada est également le foyer de trois des quatre fonds de pension au monde qui répondent à ce point de référence : le HOOP (Healthcare of Ontario Pension Plan), La Caisse et le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario.
     
  • Aucune institution canadienne n’a pris de mesure clé de décarbonation

    Dans les domaines plus exigeants de la planification de la transition climatique, des écarts importants demeurent. Aucune institution canadienne ne répond à la norme du point de référence par rapport aux mesures clés de décarbonation, ce qui comprend des mesures comme l’élimination graduelle d’actifs à teneur élevée en carbone et la définition de cibles d’émissions alignées sur le seuil de 1,5  C à travers les portefeuilles. De plus, les 22 institutions maintiennent leurs politiques sur les combustibles fossiles, ce qui inclut des exceptions, des seuils ou une couverture limitée du secteur, laissant la porte ouverte à un financement continu des activités à émissions élevées de carbone.

    Cela fait écho au rendement mondial, car seulement 2 des 400 institutions financières ont des engagements forts envers la disparition graduelle des combustibles fossiles. Un pas que les entreprises doivent emboîter pour prouver que leurs stratégies de transition sont crédibles et pour traiter les risques énergétiques à la hausse.

Pauliina Murphy, directrice de l’engagement et des communications à la World Benchmarking Alliance, a déclaré :

"Vu la position du Canada comme l’un des plus grands producteurs de pétrole et gaz au monde et vu la concentration de son système financier, un groupe relativement petit d’institutions joue un rôle surdimensionné dans la façon dont le capital est alloué à certains des secteurs les plus difficiles à décarboner. Le progrès des institutions financières est critique quant à la vitesse à laquelle le pays peut atténuer les risques d’un approvisionnement instable de l’énergie et d’une crise de combustibles fossiles.

Les institutions financières au Canada sont clairement sur la bonne voie, avec davantage de firmes qui établissent des plans de transition et qui solidifient leurs divulgations climatiques. La prochaine étape est de profiter de cet élan en liant les plans de transition aux décisions sur l’attribution du capital, et en développant un engagement robuste envers la disparition graduelle des combustibles fossiles. »

Le rapport attire également l’attention sur les évaluations de la WBA de vraies entreprises économiques et les analyses de 27 des entreprises les plus influentes au Canada (des entreprises productrices des biens et services), ce qui reflète un schéma similaire de progrès, mais aussi des opportunités ratées dans la transition vers un futur à faibles émissions de carbones. Il faut noter que bien que les entreprises ayant un siège social au Canada devancent leurs homologues internationaux avec leurs cibles de réduction des émissions, 75 % échouent à divulguer suffisamment de données pour qu’un suivi des émissions puisse être effectué. Le tout souligne un écart important entre la transparence et l’exécution.

Grâce à la richesse de ses ressources, à un secteur financier fort et à des entreprises innovantes, l’opportunité est pourtant immense pour le Canada. Le Canada peut se positionner comme leader de la transition durable si ses joueurs les plus influents se mettent en mode urgence et déploient les efforts exigés par la complexité des risques et des opportunités entourant la durabilité à l’échelle mondiale.

 

Canadian financial institutions three times more likely than global peers to invest in climate solutions

New analysis from the World Benchmarking Alliance (WBA) finds that Canada’s major financial institutions are three times more likely to invest in climate solutions, leading among global peers in the transition to a low-carbon economy. Yet, these same institutions fail to restrict fossil fuel financing. This reflects a mismatch where financial institutions are supporting the growth of climate solutions, but not yet systematically shifting capital away from fossil fuels. Aligning financing with a 1.5°C pathway requires both: scaling investment in solutions while taking decisive steps to phase out fossil fuels.

Published at the start of the Sustainable Finance Summit in Montreal, WBA's assessment covers 22 Canadian financial institutions – including Royal Bank of Canada, La Caisse and Desjardins Group – on transition planning, low carbon disclosure and fossil fuel commitments. Together, these 22 companies account for an estimated 61% of Canada's financial system by total assets. This research is part of WBA’s global assessment of the world’s 2,000 most influential companies to show how the private sector is shaping outcomes for people and the planet.

The findings show: 

  • Some Canadian institutions are ahead of global peers, with leadership concentrated in banks and pension funds.
    Canadians lead on disclosure: over 50% of the assessed Canadian financial institutions (12 out of 22 companies) disclose the share of their financing for low carbon activities, doubling the world’s average (26%, 103 out of 400 companies).

    They are also three times more likely than global peers to invest in climate solutions, with 41% doing so compared to 14% globally. This leadership, however, is concentrated among banks and pension funds.
    Five of six Canadian banks (83%) meet the climate solutions investment criterion, well above the global average of 21%. Canada is also home to three of the four pension funds worldwide that meet this benchmark: Healthcare of Ontario Pension Plan, La Caisse and the Ontario Municipal Employees Retirement System.
     
  • No Canadian institution demonstrates key decarbonisation actions

    Critical gaps remain in the more demanding areas of climate transition planning. No Canadian institution meets the benchmark’s standard for key decarbonisation actions, which include measures such as phasing out high-carbon assets and setting 1.5°C-aligned emissions targets across portfolios.In addition, all 22 institutions maintain fossil fuel policies that include exceptions, thresholds, or limited sector coverage, leaving the door open for continued financing of high-carbon activities.

    This mirrors global performance, where only two out of 400 financial institutions have robust commitments to phase out fossil fuels – a step companies must take to demonstrate credible transition strategies and address escalating energy risks.

    Pauliina Murphy, Engagement & Communications Director of the World Benchmarking Alliance, said:

“Given Canada’s position as one of the world’s largest oil and gas producers and the concentration of its financial system, a relatively small group of institutions plays an outsized role in shaping how capital flows to some of the hardest-to-abate sectors. The progress of financial institutions is critical to how fast the country can mitigate the risks brought by the unstable energy supply and fossil fuel crisis.

Financial institutions in Canada are clearly moving in the right direction, with more firms setting transition plans and strengthening their climate disclosures. The next step is to build on this momentum by linking transition plans to capital allocation decisions and develop robust commitment to phase out fossil fuels.”

The report also draws on WBA’s assessments of real economy companies and analyses 27 of Canada’s most influential ones – businesses that produce goods and services, reflecting a similar pattern of progress but missed opportunities in the transition to a low-carbon future. Notably, while Canadian-headquartered companies are ahead of global peers in having emissions reduction targets, 75% fail to disclose sufficient data to track emissions, highlighting a significant gap in transparency and execution.

The opportunity is immense with Canada’s resource wealth, strong financial sector, and innovative companies. Canada can position itself as a leader in the sustainable transition if its most influential actors move with the urgency and effort that the complexity of global risks and opportunities across sustainability themes demands.

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